Édouard Philippe « livide » : ce jour où il s’est fait « taper » dessus par Nicolas Sarkozy

Les piques ne sont pas rares entre Nicolas Sarkozy et Édouard Philippe, mais en 2002 les chamailleries ont frôlé la bagarre. Le fondateur du parti Horizons est revenu sur cette altercation dans « Le Sioux » de Bérengère Bonte, paru le 7 octobre.

La hache de guerre serait-elle enfin enterrée entre Édouard Philippe et Nicolas Sarkozy ? Malgré leurs différents, l’ancien Premier ministre n’a pas hésité à montrer son soutien au compagnon de Carla Bruni alors que ce dernier venait d’apprendre en mars dernier sa condamnation à de la prison ferme pour corruption dans l’affaire des écoutes. Pourtant, en 2002, leur relation était loin d’être au beau fixe. C’est ce qu’il est possible de lire dans une biographie du maire du Havre, « Le Sioux », écrite par la journaliste Bérangère Bonte, et en rayon depuis le 7 octobre. Pire même, lui et l’ancien président de la République avaient failli en venir aux mains dans une loge du Bourget, révèle l’ouvrage. “Il ferme sa porte et commence à me taper sur la poitrine plusieurs fois. Assez fort. Il a dit vouloir me réduire en cendre ”, s’est ainsi remémoré Édouard Philippe.

La rixe aurait débuté à l’époque dans les coulisses du congrès fondateur de l’UMP au Bourget le 17 novembre 2002. Alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy aurait insinué qu’Édouard Philippe aurait tenté de l’évincer au profit d’Alain Juppé lors d’un discours. L’ancien Premier ministre, qui avait alors calmé les choses pour éviter le pire, s’est souvenu d’une certaine arrogance de la part de l’ancien locataire de l’Élysée à ce moment : “On a bossé comme des chiens ! ( ndlr : pour préparer le congrès) Et Sarko, qui n’avait pas très envie de ce parti, ne nous aidait pas. On s’est dit ‘Il va vouloir nous la faire à l’envers, il va vouloir tirer la couverture à lui’.

L’UMP sous haute tension

Le maire du Havre a déjà évoqué des tensions similaires quand il était maître des requêtes du Conseil d’État et posait en même temps les jalons de l’UMP. “Quand j’étais directeur général de l’UMP et lui ministre de l’Intérieur, l’opposition était forte, brutale”, avait-il expliqué à L’Opinion en 2015 avant de poursuivre : “Je me souviens d’une heure d’engueulade terrible au téléphone, parce que son nom n’était pas assez grand sur un carton d’invitation !

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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