Disparition de Delphine Jubillar : pourquoi l’affaire pourrait basculer

Ce jeudi 12 mai, Cédric Jubillar est confronté à son Marco, son ancien voisin de cellule. Ce dernier assure avoir recueilli les aveux du mari de Delphine Jubillar. Un nouveau témoignage qui pourrait relancer l’enquête, comme le révèle Le Parisien.

Un face-à-face très attendu. Ce jeudi 12 mai, Cédric Jubillar est confronté à Marco son ancien voisin de cellule. Une rencontre qui s’annonce déjà riche en rebondissements pour Audrey Assemat et Coralyne Chartier, chargées de lever le voile sur la mystérieuse disparition de Delphine Jubillar. Et pour cause. Marco assure avoir recueilli les aveux du plaquiste tarnais soupçonné du meurtre de sa femme, comme le révèlent nos confrères du Parisien, ce mercredi 11 mai. « J’ai pété un plomb, je me suis débarrassé d’elle », lui aurait alors annoncé Cédric Jubillar, « un jour vers 5 heures du matin, en fumant un joint de cannabis ». En communiquant par les fenêtres des cellules de la maison d’arrêt de Seysses, Cédric Jubillar lui aurait révélé avoir « enterré le corps à côté d’un endroit qui a brûlé », sans donner plus de précisions. Des témoignages qui peuvent jouer en la défaveur de Cédric Jubillar, innocent jusqu’à l’issue de cette affaire judiciaire.

Cependant, ces déclarations sont-elles fiables ? Selon les magistrates et les enquêteurs, l’homme originaire de Corse est « tout à fait crédible ». En effet, le trentenaire détient des détails qui corroborent avec les principaux éléments de l’enquête. Notamment au sujet du déclenchement de l’éventuel passage à l’acte criminel, le soir du 15 décembre 2020. « Il aurait d’abord vu un message de l’amant de sa femme avec qui elle textotait, relate le codétenu. Il a pris son téléphone des mains et a vu les messages. C’est ça qui l’a fait vriller« , a reporté le quotidien. Et une confidence peut en cacher une autre. Lors de leurs nombreux échanges, le père de famille aurait avoué que sa petite amie Séverine savait où était enterré le corps de Delphine Jubillar. Des renseignements que Marco n’a pas gardés pour lui et a transmis aux gendarmes en charge de l’enquête quelques jours avant sa sortie de détention. 

Cédric Jubillar dément les déclarations de Marco

Si les enquêteurs croient en la véracité des propos tenus par Marco, Cédric Jubillar n’est pas du même avis. Lors d’un énième interrogatoire en février dernier, l’homme de 34 ans a tenu à nuancer les déclarations de son co-détenu. « Je lui ai expliqué, une fois en rigolant, que j’avais mis le corps près de la ferme, ça oui (…) Au bout d’un moment, quand on vous pose pour la cinq-centième fois la même question et que vous êtes innocent, au bout d’un moment vous dites une connerie, et ça, c’était ma connerie », a-t-il déclaré aux juges d’instruction. Pour le principal suspect de cette affaire, Marco aurait tout imaginé pour « faire parler de lui », « avoir de la notoriété » et obtenir une libération anticipée, peut-on lire dans les colonnes du Parisien.

Libre depuis la fin de son procès pour « menace de crime » sur un surveillant pénitentiaire et bénéficie d’une confusion des peines, Marco a assuré « vouloir aider la justice et les gendarmes dans l’intérêt de la famille et des enfants de Delphine ».

Crédits photos : Capture d’écran Facebook

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