Disparition de Delphine Jubillar : cette mesure prise pour éviter les "fausses bonnes nouvelles"

Le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari, a récemment été interpellé par une pétition qui lui demande de prendre la parole concernant la disparition de Delphine Jubillar. Jeudi 10 juin 2021, il a fait savoir à France Bleu qu’il ne comptait pas communiquer de sitôt.

  • Delphine Jubillar

Delphine Jubillar est toujours introuvable. La jeune maman originaire du Tarn est portée disparue depuis bientôt six mois : dans la soirée du 15 décembre 2021, Delphine s’est en effet volatilisée sans laisse de trace. Les chiens de la gendarmerie ont réussi à suivre sa piste jusqu’à un panneau-stop situé à 200 mètres de chez elle, puis plus rien. Afin de faire bouger les choses, une pétition a été mise en ligne samedi 5 juin 2021. Intitulée “La vérité pour Delphine et ses amours”, elle a déjà été signée par 13.000 personnes soucieuses de comprendre ce qui est arrivé à l’infirmière de nuit qui travaillait à la clinique d’Albi.

“Nous voulons que le procureur prenne la parole. Les enfants, familles, ami.e.s, collègues ont besoin de la vérité “, pouvait-on lire sur la pétition lancée par une dénommée Magali de Toffoli. “Six mois, c’est peu pour les enquêteurs, mais c’est interminable pour les proches”. Dominique Alzeari, le procureur de la République de Toulouse, en a bien été alerté, mais ne compte pas prendre la parole pour autant.

La réponse du procureur de la République

Dans un communiqué relayé par France Bleu jeudi 10 juin 2021, il rappelle d’abord “le principe du secret de l’instruction” : “Une règle fondamentale qu’il importe d’observer et qui s’impose à tous nos concitoyens”. Impossible pour lui de donner des informations sur ce dossier, du moins pour l’instant : “Je communiquerai évidemment sur cette affaire, ainsi que je procède systématiquement, en temps utile”, a-t-il expliqué. Le but de cette mesure ? “Éviter la diffusion de fausses nouvelles en cas d’évolution notable de l’affaire”, a-t-il assuré.

Dominique Alzeari a également ajouté que, contrairement à ce qu’affirmaient certaines rumeurs, une information judiciaire était en cours, “sous la direction de deux magistrats instructeurs qui conduisent les actes et diligentent des investigations multiples”. Une enquête dont il ne sont pas tenus d’informer le ministère public et les différentes parties…

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