« Des relents de haine » : Gabriel Attal en colère après les dérapages d’antivax

Alors que les manifestants défilaient ce samedi 7 août contre le pass sanitaire, une jeune femme a été interpellée pour avoir brandi une pancarte jugée antisémite. Un dérapage inacceptable pour Gabriel Attal, qui a pointé du doigt certains antivax qui pour lui se trompent de combat.

La mise en place du pass sanitaire n’en finit plus de diviser, alors que des milliers de Français ont décidé de descendre dans les rues pour protester contre cette mesure qui portent selon eux atteintes à leur liberté. Ce samedi 7 août, alors qu’une nouvelle manifestation avait lieu dans les rues de France, une jeune femme a particulièrement attiré l’attention. Elle brandissait en effet une pancarte au caractère jugé antisémite, sur laquelle plusieurs noms tels que “Fabius, Attali, Buzyn, Attal, Véran, BFM Drahi, Macron, Salomon, Sorhos, K. Schwab, BHL, Ferguson” étaient inscrits, à côté du mot “traîtres” et du slogan “Mais qui?” écrit en rouge. La classe politique s’est rapidement emparée du fameux cliché de la manifestante, critiquant fermement cette initiative douteuse.

Parmi les personnes scandalisées par la pancarte, Gabriel Attal, qui s’est montré très ferme face aux caméras lors d’un déplacement ce mardi 10 août. “Je constate qu’au sein de ces manifestations, il y a des personnes, j’espère très minoritaires, qui en veulent plus à la République qu’au vaccin. On voit des relents de haine, racistes, antisémites notamment à travers cette pancarte (…) Il faut faire corps face à ces relents de haine, ces relents de racisme, d’antisémitisme, que nous voyons ressurgir régulièrement “, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Gabriel Attal à propos de la pancarte antisémite: "Au sein de ces manifestations, il y a des personnes qui en veulent plus à la République qu'au vaccin" pic.twitter.com/jKvueLuHPU

La jeune femme interpellée

Deux jours après la manifestation, Gérald Darmanin avait indiqué sur les réseaux sociaux que la jeune femme en question avait été interpellée. Scandalisé par la pancarte, le ministre de l’Intérieur avait écrit sur sa page Twitter : “Cette pancarte est abjecte. L’antisémitisme est un délit, en aucun cas une opinion. De tels propos ne resteront pas impunis. J’ai demandé au préfet de Moselle de faire un signalement au Parquet sur la base de l’article 40. Les services de police sont mobilisés pour identifier leur auteur“.

Crédits photos : Capture d’écran BFM TV

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