Corinne Masiero : cette belle initiative pour secourir une mère aux abois

La célébrité que lui a apportée (entre autres) le personnage du Capitaine Marleau, Corinne Masiero ne lui trouve pas d’autres intérêt que celui de venir en aide à ceux qui sont dans la galère, et dont elle faisait partie avant. C’est ce qu’elle va faire le dimanche 14 novembre, avec son groupe Les Vaginites.

Quand via l’association Hogo (voir leur page Facebook), Corinne Masiero a entendu parler d’une mère de famille au RSA, engluée dans des démarches judiciaires coûteuses pour défendre ses enfants victimes d’inceste, elle qui enchaîne les tournages s’est mise à l’heure de l’humain. L’horloge du cœur. Et se produira sur scène pour lever des fonds le dimanche 14 novembre au Black Lab, à Wasquehal, tout près de Lille, à partir de 18 heures. Le concert auquel participera également le collectif L’intruse s’appelle Raz les ovaires. Et le trio musical électro vocal avec lequel se produit Corinne Masiero, Les Vaginites.

C’est tout Masiero ça ! Nommer le groupe qu’elle a formé avec ses copines, les jumelles Audrey et Stéphanie Chamot, Les Vaginites ! « Pourquoi, tu trouves que c’est moche ? Parce que ça parle d’un bout de morceau féminin qui déconne ? Plus que provoquer, c’est se réapproprier tout ce qui a rapport en négatif au féminin. C’est comme à l’école quand tu te fais traiter de grosse ou de moche. Si tu te présentes en disant « Bonjour, c’est moi la moche ! », du coup, plus personne ne peut t’insulter puisque c’est toi qui t’appropries le mot », objectait-elle quand on lui confiait notre malaise devant ce terme. Elle, ce qui la met mal à l’aise, c’est l’injustice, la violence de la vie.

« Maintenant je suis une survivante. On est des survivantes »

Cette violence, Corinne Masiero l’a connaît bien. Ses copines des Vaginites aussi. « Les nanas sur le plateau, on est toutes des résiliantes, nous confiait-elle. On a toutes vécu à un moment ou un autre de notre vie quelque chose qui se rapporte à ça. Comme elles, j’ai été une victime. Maintenant je suis une survivante. On est des survivantes. » Alors ce groupe, créé pendant le confinement, elle le considère « comme une graine que l’on sème ». Une graine d’humanité.

Dimanche 14 novembre, elle sera donc au rendez-vous pour venir en aide à une maman aux abois (l’intégralité de la recette sera reversée à l’association Hogo). Pour rappeler aussi que, chaque année, 160 000 enfants sont victimes d’abus sexuels, et que très peu d’agresseurs sont condamnés. Pour dénoncer enfin « toutes les saloperies qu’on peut subir quand on arrive au monde, mais aussi la violence du silence de l’entourage, qu’il soit familial, social, ou scolaire ».

Son statut lui permet aujourd’hui, à 57 ans, de donner une visibilité à des anonymes que la vie maltraite. Quand on le lui dit, elle minimise : « Si au moins je pouvais servir à ça, ce serait déjà bien, ce serait même super, mais enfin c’est une toute petite participation, un tout petit colibri de rien du tout, c’est même un « minibri ». Mais chacun doit faire sa part. C’est ce que j’essaie de faire en tout cas. » Tendre la main, Capitaine Marleau (qui continue de caracoler en tête des audiences sur France 2) le fait à la scène. Corinne Masiero le fait à la ville.

Crédits photos : Imago / Panoramic / Bestimage

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