“Cette traînée” : Cédric Jubillar, ces mots horribles au sujet de Delphine…

Cédric Jubillar insulte la mère de ses enfants quand il l’évoque selon Libération. Le détenu la désigne par la pronom personnel « elle » ou le sobriquet « traînée » sans jamais prononcer son prénom.

A propos de


  1. Cédric Jubillar


  2. Delphine Jubillar

Cédric Jubillar use de sobriquets pour désigner la mère de ses enfants. Mis en examen pour le meurtre de son ancienne compagne, il est incarcéré à maison d’arrêt de Seysses, à quelques kilomètres de Toulouse. À trente-quatre ans, la « star du Tarn » comme il se surnomme, est placée dans un quartier à l’isolement. Ce qui ne l’empêche pas de communiquer avec les autres détenus. L’un d’entre eux, surnommé Le Breton par Libération dans un article publié fin juin, expose ainsi le comportement « insupportable » du locataire de la cellule 108. Selon cette même source, Cédric Jubillar a pris l’habitude de dire « elle » ou « cette traînée » qui l’a trompé « plein de fois » pour évoquer Delphine, dont il ne prononce jamais le prénom.

Un comportement très éloigné de ces débuts en prison. « Quand Cédric est arrivé parmi nous, il disait que ça le faisait chier qu’elle ait disparu, qu’il ne comprenait pas du tout, qu’il était innocent », se souvient le Breton. Présumé innocent, l’accusé nie d’ailleurs avoir tué celle qui voulait le quitter. Les enquêteurs cherchent encore la dépouille de l’infirmière du Tarn, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Sans corps, difficile de l’inculper ou de l’innocenter. Pendant ce temps-là, « Cédric fait tourner tout le monde en bourrique« , confie une proche du détenu.

Cédric Jubillar, une enfance difficile

Placé en foyer à l’âge de treize ans, Cédric Jubillar vit une adolescence tourmentée. « Petit délinquant ingérable » selon un rapport psychiatrique, il enchaîne alors « les conneries les vraies ». Une enfance placée sous le sceau de la souffrance. Il ne porte pas le nom de son père, qu’il désigne comme « son géniteur » en insistant sur le fait qu’il n’est « que la merde qui a mis la graine ». Son beau-père, l’a roué de coups provoquant son placement et sa mère n’est pas parvenue à le protéger. Sa grand-mère ? « Une pute. On ne sait même pas qui est le père de ma mère », balance-t-il avec hargne durant l’entretien. Seul son grand-père, décédé récemment, semble trouver grâce à ses yeux. Cédric Jubillar a versé quelques larmes en apprenant sa mort. Un « papy gâteau », qui le prenait en week-end de temps en temps. Les conclusions médicales dressent le portrait d’un homme « immature », « égocentrique », « coléreux mais aussi rapidement séducteur » envers son interlocuteur.

Crédits photos : Thierry Breton / Panoramic / Bestimage

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