“C’est quoi ce bordel ?!” : ce “crétin” qui a mis Emmanuel Macron hors de lui à l’Élysée

Entre une campagne des législatives décevante, un climat international tendu qui se répercute sur le pouvoir d’achat des Français, le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron n’est pas de tout repos. De quoi susciter quelques tensions…

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  1. Emmanuel Macron

Il ne pourra plus être réélu à la présidence de la République et visiblement cela créé quelques remous au sein de la majorité. Emmanuel Macron ne vit pas un début de second quinquennat serein. Pire, il doit faire face à un climat politique compliqué après les résultats du premier tour des élections législatives et l’incertitude autour du second tour, mais aussi face aux tensions dans son propre camp. Sans compter la crise internationale avec la guerre en Ukraine. Mais ce qui l’a mis hors de lui au printemps dernier révèle l’hebdomadaire L’Express, ce sont les révélations des Echos sur sa réforme des retraites.

Le quotidien titrait le 9 mars dernier : « Emmanuel Macron envisage de repousser l’âge de la retraite à 65 ans. » Une fuite qui a fait hurler le chef de l’État. « C’est quoi ce bordel ?! » a-t-il tonné avant de demander qui était « le crétin » qui avait communiqué sur la question dans son dos. Les futurs électeurs n’avaient que peu apprécié cette information et les opposants d’Emmanuel Macron avaient sauté sur la nouvelle pour attaquer son programme.

Rattraper l’erreur

Conscient qu’une partie de l’électorat était vent debout face à cette idée de retraite à 65 ans, Emmanuel Macron avait à l’époque tenté de déminer rapidement en allant à la rencontre des Français. Pourtant, la réforme lui colle à la peau, encore aujourd’hui, en plein entre-deux-tours des législatives. Au printemps, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée, n’avait que moyennement apprécié le revirement du président quand ce dernier s’était présenté devant les caméras pour désamorcer le problème. « La retraite à 65 ans n’était plus un problème pour personne », affirmait-il.

Des dissensions étaient alors apparues. Alexis Kohler insistait en expliquant que la retraite à 65 ans, c’était le socle du premier tour du candidat Macron. Mais le chef de l’État l’avait remis à sa place : « Je te rappelle qu’on est sur un second tour Alexis, donc ce n’est plus le sujet. Je ne me tue pas mon quinquennat pour un totem auquel je n’ai jamais cru. » Le secrétaire général de l’Élysée a précisé ce 15 juin : « La construction du projet a été un travail collectif, soumis aux arbitrages du président de la République ». Et d’ajouter : « En disant très clairement qu’il fallait certes travailler davantage mais qu’il fallait sans tabou, de la concertation et de la pédagogie, il est parvenu à faire du travail un des éléments clé du débat public. »

Article écrit en collaboration avec 6Médias

Crédits photos : Ukrainian Presidency/SIPA

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