« C’est ignoble »: Nicolas Sarkozy a les oreilles qui sifflent chez Léa Salamé…

Elément central du procès Bygmalion, Nicolas Sarkozy s’est défendu à la barre mardi 17 juin. Un exercice qui n’a pas convaincu Jean-François Copé, ex-président de l’UMP.

Nicolas Sarkozy n’a pas pris part à la matinale de France Inter, ce jeudi 17 juin. Pourtant, son nom a régulièrement été cité. Et pour cause, le procès Bygmalion, concernant le financement de sa campagne présidentielle de 2012, se déroule actuellement. À la barre du tribunal, Nicolas Sarkozy a reconnu un système de fausses facturations mais assure que “l’argent n’est pas allé dans sa campagne”. L’ex-président de la République a laissé penser que Jean-François Copé, président de l’UMP à l’époque, aurait détourné cet argent à des fins personnelles. “C’est la thèse qu’il a défendue qui est absolument ignoble”, a réagi le maire de Meaux, face à Léa Salamé sur France Inter.

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“La justice a tout regardé et a conclu que c’était faux. En réalité, cet argent a bien servi au financement de la compagne de Nicolas Sarkozy, a assuré l’élu LR au micro de France Inter. En effet, dans cette affaire, Jean-François Copé a été mis hors de cause. Il a simplement été entendu en tant que simple témoin par les juges. De son côté, Nicolas Sarkozy, qui a nié toute “intention” de fraude lors de son audience, est mis en examen pour “financement illégal de campagne”. Il est reproché à l’ex-chef de l’Etat d’avoir laissé filer les dépenses dans sa campagne présidentielle de 2012, avec près de vingt millions d’euros de dépassement du plafond autorisé.

“C’est d’une grande tristesse”

Mardi 15 juin, au tribunal, Nicolas Sarkozy avait expliqué que l’emballement de sa campagne et les frais que cela aurait causés n’étaient qu’une “fable”. Il avait alors clamé ne pas avoir eu connaissance des factures en question qui concernaient l’organisation des meetings. “Ce n’était pas mon rôle ! Franchement, je n’ai jamais vu Chirac viser une facture, jamais vu Balladur viser une facture. Cela ne se passe pas comme ça !”, a-t-il indiqué. Ce jeudi 17 juin, sur France Inter, Jean-François Copé a dénonc2 une stratégie de défense “intenable” choisie par Nicolas Sarkozy. “Elle consiste à tordre la réalité des faits. Il explique que ce n’est pas lui mais les autres.” Et de compléter son propos : “C’est d’une grande tristesse, j’ai toujours considéré dans la vie que ce qui faisait la grandeur d’un chef, c’était d’assumer.”

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Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Marc de Tienda / Panoramic / Bestimage

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