« C’est douloureux » : Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, évoque l’enquête à son encontre

Ce dimanche 10 octobre sur CNews, Agnès Buzyn est sortie de son silence pour évoquer sa gestion de la crise du Covid-19. Mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui, l’ancienne ministre a défendu ses positions.

En poste rue de Ségur entre mai 2017 et février 2020, Agnès Buzyn avait démissionné de ses fonctions pour se lancer dans les municipales à Paris. Désormais directrice exécutive de l’académie de formation de l’OMS, l’ancienne ministre de la Santé a été mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui dans sa gestion de la crise sanitaire. À l’occasion d’une interview sur CNews, ce dimanche 10 octobre, l’universitaire de 58 ans est sortie du silence, estimant sans « aucun doute » que la justice lui donnera raison. « Pour quelqu’un comme moi, qui a dédié sa vie à la santé des gens, imaginer que j’aie pu faire volontairement un acte qui nuirait à la santé de qui que ce soit, c’est douloureux », a-t-elle déclaré dans l’émission Repères de Jean-Pierre Elkabbach.

Sur CNews, Agnès Buzyn s’est exprimée sur l’enquête ouverte par la Cour de justice de la République, donnant lieu à des auditions avec des juges. Remplacée par Olivier Véran, l’ancienne ministre est accusée de ne pas avoir suffisamment agi au début de l’épidémie de Covid-19. La principale intéressée, qui « réserve » sa parole aux magistrats, ne se démonte pas : « J’ai les nerfs et la conscience pour moi« . Et d’ajouter : « Je ne regrette aucune des décisions que j’ai prises« . Cible de menaces, l’hématologue de profession a été placée sous protection judiciaire.

Agnès Buzyn : «J’ai ma conscience pour moi». L'ancienne ministre explique n'avoir «aucun doute que la vérité sera connue» même si être remise en cause est «douloureux». «Je suis sous protection policière» conclue-t-elle pic.twitter.com/ldisDiAw89

«Je ne regrette aucune décision» : Agnès Buzyn revient sur les critiques sur la gestion de l'épidémie de Covid en France. Si elle souhaite «préserver sa parole pour les juges», elle dit qu’elle aura «un jour l’occasion de raconter cette histoire», dans l'émission Repères pic.twitter.com/X2DMRrBLgm

Des propos contradictoires

En février 2020, sa démission a suscité une vague d’indignation. Un mois avant l’annonce du premier confinement, Agnès Buzyn a cédé son ministère pour remplacer Benjamin Griveaux dans la campagne pour les municipales à Paris. Le candidat de la majorité, ancien porte-parole du gouvernement, avait fait l’objet d’un scandale embarrassant, sur fond de sextape. « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous« , avait affirmé Agnès Buzyn auprès du Monde, après sa campagne manquée pour l’Hôtel de Ville. Six mois auparavant, lors d’une conférence de presse à l’Élysée, elle avait pourtant déclaré que les risques de propagation du virus dans la population étaient « très faibles ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran CNews

Autour de

Source: Lire L’Article Complet