« Bah si ! » : Léa Salamé ose une familiarité face à Gérald Darmanin

Léa Salamé n’a pas pu retenir une familiarité, un simple “bah si” face à son invité de ce mercredi 19 mai, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui affirmait qu’il ne se battrait pas “contre” Xavier Bertrand lors des élections régionales dans les Hauts-de-France, où les deux hommes sont candidats

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  1. Léa Salamé


  2. Gérald Darmanin

Pas vraiment le ton piquant habituel, mais une petite familiarité qui détonne de l’habituelle politesse journalistique. Dans son interview de la matinale de France Inter ce mercredi 19 mai, Léa Salamé interrogeait Gérald Darmanin, non pas en sa qualité de ministre de l’Intérieur, mais de candidat sur la liste LREM pour les élections régionales en Hauts-de-France.

Il figure ainsi “dernier” sur la liste des marcheurs menée par Laurent Pietraszewski, ancien député du Nord et actuel secrétaire d’Etat à la réforme des Retraites. “Cela fait très longtemps que j’habite dans ma région, que je me bats contre le Front National“, se justifie-t-il. Mais Léa Salamé ne manque pas de lui faire remarquer qu’il affrontera également le président sortant, Xavier Bertrand, un ancien proche, et comme lui ancien membre des Républicains.

#Régionales – @GDarmanin présent sur la liste #LREM des Hauts-de-France: "Je ne veux pas que cette région aille au #RN" #le79inter pic.twitter.com/VdNBWwm6ab

L’échange pourrait paraître ainsi puéril : devant la négation du ministre-candidat, la journaliste ne peut pas retenir un “bah si“, devant l’évidence des faits. Gérald Darmanin se justifie : ce n’est pas “contre” Xavier Bertrand qu’il se bat, mais “pour” ses convictions, la nuance semble importante.

“Pas homme à appartenir à un autre”

Il a rappelé ainsi que sa place sur la liste LREM et son futur vote pour celle-ci n’empêchaient pas l’amitié” qu’il a pour Xavier Bertrand. Et de saluer “le très bon travail à la région des Hauts-de-France” effectué par celui-ci. Le ministre n’a pas manqué de brandir son indépendance : “Personne n’a à me dicter ce que je dois faire. Il me semble que je ne suis pas un homme qui appartient à tel ou tel autre.

Cette liberté d’allégeance n’est en effet pas une nouveauté dans la carrière de Gérald Darmanin, qui a débuté en politique sous la bannière du RPR. Il était alors proche de Jacques Toubon, puis de Christian Vanneste, avant de rejoindre un certain Xavier Bertrand dans les instances dirigeantes du parti, devenu l’UMP. Il devient proche de Nicolas Sarkozy, en étant son porte-parole pour la campagne pour la présidence de LR, qu’il continuera à soutenir… jusqu’à la primaire de la droite en 2016. Il se rallie alors au vainqueur François Fillon, avant de démissionner des fonctions de secrétaire général adjoint des Républicains, en mars 2017. A peine deux mois plus tard, il est nommé dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe, à l’époque chargé de l’Action et des Comptes Publics.

Crédits photos : Capture d’écran France Inter

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