Attentats du 13-Novembre : les lourdes accusations d'Éric Zemmour contre François Hollande

Éric Zemmour a accusé François Hollande de n’avoir « rien fait » pour empêcher les attentats du 13-Novembre, lors d’un déplacement à Bordeaux vendredi 12 novembre 2021. Interrogé par BFMTV, l’ancien président de la République a répondu au polémiste.

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Alors que la France rend hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, Éric Zemmour crée une nouvelle fois la polémique. Plusieurs commémorations étaient organisées samedi 13 novembre 2021, soit six ans après les actes terroristes perpétrés à Paris, pour rendre hommage aux victimes et aux rescapés. Le Premier ministre Jean Castex a déposé une gerbe et observé une minute de silence devant le Stade de France, puis s’est rendu aux terrasses de cafés avant de rejoindre le Bataclan. La veille de cette journée d’hommages, l’ancien sniper d’On n’est pas couché – dont la candidature à l’élection présidentielle ne fait plus l’ombre d’un doute – a attaqué François Hollande, alors président de la République lorsque les attentats ont eu lieu.

Lors d’un déplacement à Bordeaux vendredi 12 novembre 2021, Éric Zemmour s’est ainsi exprimé face à son public, rapporte Le Parisien : « Il [François Hollande] savait qu’il y aurait des terroristes mais il n’a rien fait. Il était au courant du danger et il a préféré que des Français meurent plutôt que d’empêcher des migrants d’entrer en France. » Des propos qu’il a tenu à retranscrire noir sur blanc, sur Twitter : « François Hollande est venu témoigner au procès du 13-Novembre. Nos médias n’ont pas retenu l’une de ses déclarations : ‘nous savions que dans les flux de réfugiés, il y avait des terroristes. Mais nous ne savions ni où, ni quand, ni comment ils allaient nous frapper' », a-t-il écrit. Et d’insister dans un second tweet : « Ils le savaient et ils n’ont rien fait. Le pouvoir était au courant du danger et il a préféré que des Français meurent plutôt que d’empêcher des ‘migrants’ de venir en France. »

La réaction de François Hollande

François Hollande a répondu à cette lourde charge, au micro de BFMTV samedi 13 novembre 2021 : « J’ai pris des décisions, et le sens de mes décisions, c’était d’assurer la sécurité et la protection de nos concitoyens, de lutter contre le terrorisme islamiste et de veiller à l’unité de notre pays, à ce qu’il réagisse comme un bloc, qu’il n’y ait pas de fracture, de rupture », a-t-il déclaré, avant de poursuivre : « Toutes les polémiques, qui sont sciemment entretenues, n’ont qu’un seul but : éviter que nous soyons cohérents, unis face à ce drame. »

L’ancien chef de l’État, interrogé comme témoin mercredi 10 novembre 2021 à la barre de la Cour d’assises spéciale de Paris, a également appelé à ce que « chacun, chacune, soit à la hauteur de ce que ces parties civiles, ces victimes expriment : non pas un besoin de vengeance, mais un besoin de justice, non pas le souci de la division et de la surenchère, mais la vérité et la clarté tout en étant l’unité à l’esprit ». Quant à Juliette Méadel, l’ex-secrétaire d’État chargée de l’aide aux victimes, elle a dénoncé des propos « lamentables » et « indignes » pour les victimes, « insultants » pour François Hollande et « faux », dans un message publié sur le réseau social à l’oiseau bleu.

Ils le savaient et ils n’ont rien fait. Le pouvoir était au courant du danger et il a préféré que des Français meurent plutôt que d’empêcher des « migrants » de venir en France.#Bordeaux

Lamentable et indigne, pour les #victimes. Insultant pour le #PRESIDENT @fhollande et FAUX : les terroristes du #13Novembre2015 ne sont pas des migrants, la plupart sont #Français. @ZemmourEric doit retirer ses propos et s’excuser. pic.twitter.com/9ZWsXgrqW2

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