Antonin (“12 coups de midi”) : son parcours, sa famille, ses finances… Il se confie – EXCLU

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INTERVIEW – Champion de l’émission depuis à peine deux semaines, Antonin fait déjà partie de la famille des 12 coups de midi. Femme Actuelle s’est entretenu avec ce jeune Picard de 20 ans à l’énergie débordante. Entre son expérience de la télévision, sa passion pour la politique et sa famille très fière, Antonin se livre à fond !

  • Jean-Luc Reichmann

Depuis son arrivée dans Les douze coups de midi, le mercredi 1er juillet 2020, Antonin a déjà beaucoup fait parler de lui. À 20 ans, il est le nouveau maître de midi de l’émission de Jean-Luc Reichmann. Le candidat, successeur de Colas, qui avait lui-même éliminé Eric, n’a cessé d’enchaîner les coups de chance. Après seulement douze participations, Antonin peut déjà profiter d’une belle cagnotte de plus de 68.000 euros. Et il avait notamment réussi à trouver une Étoile mystérieuse, seulement trois jours après son arrivée ! Ce jeune Picard s’est également vu offrir la chance d’intégrer le Combat des Maîtres, aux côtés des plus grands champions du jeu de TF1, alors qu’il venait à peine de débarquer. Femme Actuelle a souhaité en savoir un peu plus sur le nouveau protégé de Jean-Luc Reichmann. Étudiant en Master finance et stratégie à Sciences Po Paris, “célibataire depuis quasiment toujours”, et intéressé par des métiers plus variés les uns que les autres, Antonin est un jeune homme aux ambitions multiples.

Femme Actuelle : Pourquoi les 12 coups de midi et pas un autre jeu télévisé ?

Antonin : Je regardais quasiment chaque midi quand j’allais manger chez mes grands-parents. Du côté paternel et maternel, c’était Les 12 coups de midi ! Donc je connaissais bien le principe de l’émission, je connaissais bien Jean-Luc… Je le regarde depuis que je suis tout petit. Quand je jouais devant la télé, j’avais pas mal de bonnes réponses, donc ils m’ont dit que je devrais participer. Et dès que j’ai eu 18 ans, je me suis inscrit au casting. Je regarde très peu Tout le monde veut prendre sa place, et Questions pour un champion le niveau est quand même un cran au-dessus. Donc ça a été sans hésitation.

Votre choix a-t-il aussi été motivé par votre préférence pour l’animateur ?

A.: À l’écran il dégage une certaine sympathie, ce qui s’est confirmé pendant les tournages. Je m’étais dit que c’était peut-être une façade, et que c’était une toute autre personne en dehors du plateau. Mais pas du tout, il est vraiment comme ça et c’est ce qui contribue au charme de l’émission. Il y a aussi cette famille des 12 coups de midi qui se crée autour des grands champions. Jean-Luc est vraiment attentif au bien-être des candidats.

Vous nous dites qu’il s’agit de votre première “vraie télé”, vous étiez donc déjà apparu à l’écran auparavant ?

A.: J’étais passé il y a deux ou trois ans dans un débat ‘éclair’ sur LCP. Ça a dû durer cinq minutes, c’était un débat sur les sélections à l’université Paris 8 dans l’émission Flash Talk. C’était dans le cadre de mes études et de mon engagement politique, on m’avait demandé si je voulais participer et j’ai dit oui. Mais le contexte était différent : c’était dans l’université, on était plusieurs étudiants en cercle, alors que là je suis sur un vrai plateau télé, avec une grosse équipe, une régie derrière…

Votre parcours à Sciences Po vous a-t-il tout de même aidé à être à l’aise devant la caméra ?

A.: Oui c’est surtout le fait d’avoir suivi des cours axés sur l’art oratoire. Bertrand Périer, qui est un prof reconnu, nous apprend justement à répondre à des interviews, à nous présenter en trente secondes… Je pense que ces exercices m’ont aidé à contenir mon stress, à parler devant la caméra. Mais de tous les candidats que j’ai pu affronter, ils sont généralement à l’aise aussi. Justement, Jean-Luc sait mettre en confiance et on se relâche un peu en arrivant sur le plateau.

Auriez-vous aimé affronter Eric ?

A.: Très honnêtement – et pourtant je l’aime beaucoup – je n’aurais pas aimé l’affronter. Je sais qu’il est très fort et que j’aurais eu très peu de chances face à lui. Ce n’était pas un soulagement, c’était plutôt un booster, une dose d’excitation. Je me suis dit ‘tiens, y’a un coup à jouer’. Ça met justement un peu de pression, parce qu’au moins j’avais mes chances. Alors que si on m’avait dit qu’Eric était encore là, j’y serais allé plus résigné à perdre que dans l’espoir de gagner.

Quels sont vos rapports avec Eric, lui qui a confié que vous étiez devenus amis ?

A.: Ça m’avait beaucoup touché qu’il soit là en visio derrière moi dès ma deuxième émission. Il m’avait dit : ‘Je suis sûr que tu iras très loin.’ J’avais trouvé ça super sympa, en plus c’était juste après son élimination donc il aurait pu être un peu déçu. Mais il a été très courtois et très aimable. Je l’aime beaucoup parce qu’il est très humble et très réservé. Ce n’est pas quelqu’un qui étale sa gloire, et pourtant c’est quand même le n°1, le champion… Je pense qu’il a un fond de timidité quand même, il n’aime pas forcément se montrer. Il s’ouvre plus facilement quand on apprend à le connaître, et c’est là qu’on est devenu amis.

Comment avez-vous vécu le combat des maîtres, alors que vous étiez un peu le petit nouveau ?

A.: C’était très impressionnant. Presque déprimant. Parce que je me suis vite rendu compte qu’ils avaient tous un niveau de connaissances incroyables. Je me rassurais en me disant que l’âge joue aussi, et peut-être qu’à 40 ans j’aurais des connaissances plus approfondies dans certains domaines. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’ils m’ont tout de suite intégré dans la “famille”. Ils n’ont pas du tout cherché à m’intimider. Au contraire, quand je suis allé les voir en leur disant qu’à côté d’eux, je ne savais pas ce que je foutais là, ils m’ont tous dit : ‘Mais pas du tout’, ‘Tu as mérité ta place’, ‘À ton âge c’est déjà énorme de faire ça’… Ils m’ont beaucoup rassuré.

Quel est le maître de midi que vous admirez le plus ?

A.: Forcément, Paul. Mais je pense que c’est un peu le cas de tout le monde. Il a d’ailleurs été élu chouchou des téléspectateurs ! Il a vraiment un côté spontané et sympathique qui crève l’écran. Il met l’ambiance, il est très drôle. Après ils sont tous géniaux, et c’est ce que j’aime aussi dans l’émission, ils ont tous des personnalités assez fortes. C’était vraiment une semaine dingue avec eux !

Vous disiez dans TV Mag être fauché avant le début de l’émission, c’est vrai ?

A.: Dans les interviews, ça a été largement repris et exagéré, le fait que je sois à sec. J’ai conscience qu’il y a des gens qui sont dans des difficultés extrêmes et je n’ai pas envie de faire la pleureuse, parce que c’était juste une anecdote par rapport au fait qu’en septembre dernier j’étais à sec. Depuis ça va mieux, j’ai un travail. Et puis je n’étais pas à la rue.

Dans ce même entretien, vous disiez que votre colocataire lui-même vous qualifiait de “radin”

A.: Alors là pareil, ce sont encore les sites d’info qui exagèrent tout. Je disais que ces gains n’allaient pas changer fondamentalement mon mode de vie, et que j’allais surtout économiser pour la plupart. Je disais ‘comme le dit mon coloc à tous mes amis’, mais pour rire (il a un humour un peu grinçant) : ‘Je n’ai pas changé, je n’ai pas pris le melon et je suis toujours aussi radin’. En soi, je ne suis pas forcément d’une nature radine. Je suis économe c’est vrai, parce que justement j’ai connu des moments difficiles et l’argent était un sujet compliqué pour moi. Et puis il n’a jamais dit ça dans l’émission ou dans une interview. Ce n’est pas lui qui a balancé, et je ne lui ai pas répondu non plus. Parce qu’apparemment, je lui aurais répondu… C’est juste une petite blague entre nous.

Tout de même, gagner une étoile trois jours seulement après votre arrivée, ça a du être un soulagement ?

A.: Oui j’étais content de gagner l’étoile, c’était inespéré. Et en plus, avant d’arriver sur les tournages, on ne sait pas forcément qu’elle est sur le point d’être dévoilée. C’était un peu l’enjeu pour tout le monde, on en discutait dans les loges avec les premiers candidats que j’ai affrontés. Ils disaient : ‘L’étoile c’est pour nous’. En plus c’était drôle parce que dans les candidats avec lesquels j’ai joué dans ma première émission, il y avait Jérôme. Lui était un spécialiste des jeux TV, et je me suis dit ‘Alors lui, il va rafler le truc’. En plus il était chaud patate, surmotivé, il disait qu’il allait le battre et que l’étoile était pour lui !

Étiez-vous convaincu de réussir à devenir maître de midi ?

A.: On a toujours l’ambition, parce que sinon on ne s’inscrit pas. Mais de là à se dire ‘je vais gagner, je serais maître de midi’… Ça va tellement vite, on a du mal à réaliser. Et l’atmosphère du plateau est un peu en dehors de la réalité. En plus, là, il n’y avait pas de public… D’ailleurs je suis admiratif des performances de Jean-Luc, parce que pour mettre de l’énergie, de la bonne humeur, c’est pas facile !

Et de réussir à trouver l’étoile ?

A.: Non c’était vraiment inespéré. Surtout que j’ai un souci… Je ne suis pas du tout physionomiste. Je n’ai qu’une seule peur, c’est qu’une fois l’étoile dévoilée, je ne sache pas qui est la personne. Alors je m’étais renseigné pour savoir comment ça se passe dans ce cas, et on m’a dit que ça pouvait très bien durer une semaine ! Après ça m’avait rassuré de savoir que c’était arrivé à Paul et Eric avant moi. Mais quand j’ai vu la photo, j’ai encore eu un petit doute. Je ne voulais pas dire une énormité et qu’on se fiche de moi dans la France entière ! J’ai vu aussi beaucoup de commentaires qui disaient que j’avais l’air limite pas content d’avoir trouvé l’étoile, ce qui est faux. En fait j’étais tellement fatigué, j’avais très mal dormi et ça devait être mon troisième tournage de la journée…

Faites-vous des recherches sur internet pour trouver la solution de l’étoile ?

A.: Le problème c’est qu’il y a un décalage entre le tournage et la diffusion. Moi au moment où j’ai tourné, il y avait très peu d’indices donc c’est très compliqué. J’ai demandé à mon coloc et à mes parents de m’aider un peu. Mais certains indices sont tellement tirés par les cheveux que j’aurais eu du mal à trouver tout seul…

Vos gains s’élèvent pour l’instant à 68.035 euros, déjà une très belle somme. Que comptez-vous en faire ?

A.: J’ai déjà commencé à me faire plaisir, j’ai un peu relâché la bride parce que pendant le confinement, je faisais attention. J’ai fait un peu de shopping pendant les soldes, j’ai pas mal flambé mais là je me calme. Je vais économiser et peut-être partir en voyage à Rome. Après, ça me fera aussi un bon apport pour un futur achat immobilier. C’est vraiment une aubaine et j’ai conscience aussi que cet argent arrive pendant une période de crise nationale, beaucoup de gens perdent leurs emplois et leurs revenus.

Vous semblez passionné par la politique, la finance, et même les médias… Alors vers quelle carrière vous destinez-vous ?

A.: C’est mon gros défaut, je suis incapable de faire des choix. Ce qui me fait du mal, c’est de me dire que je vais devoir me spécialiser dans un domaine particulier et balayer tous les autres. La politique, je pense que je n’arrêterai pas. La finance m’intéresse aussi, j’ai beaucoup de facilités en économie et en maths, ça me parle beaucoup. Mais les médias me fascinent depuis tout petit, ce serait aussi un rêve de devenir chroniqueur dans une émission politique. C’est encore très flou. Mais j’ai un rêve, c’est d’avoir une vie à la Forrest Gump. C’est mon film préféré, et c’est vraiment pour moi une vie bien vécue. Avoir tout fait. Aujourd’hui, j’ai réalisé un premier rêve à Sciences Po, un deuxième aux 12 coups de midi, un troisième au Sénat… Je veux une vie touche-à-tout.

Que pensent votre mère et votre grand-mère de votre réussite ?

A.: Alors justement c’est ma grand-mère qui est la plus fan de l’émission dans la famille. Elle connaît tous les candidats par cœur, elle regarde tous les midis. C’est elle qui m’a le plus poussé à m’inscrire. Elle était vraiment aux anges quand je lui ai envoyé des photos avec les autres maîtres de midi, avec Jean-Luc… Je lui raconte les coulisses, c’est un rêve pour elle. Ce qui l’intéresse le plus c’est que je sois dans la famille des 12 coups de midi, alors que ma mère c’est plutôt le côté fierté d’avoir son fils qui passe à la télé. Et pour mes parents, mes gains sont aussi un peu un soulagement.

Votre grand-mère était-elle déçue de ne pas pouvoir vous accompagner en plateau ?

A.: Pas forcément, car je ne suis pas sûr qu’elle aurait pu faire autant d’émissions. Mais finalement, je me suis rendu compte que la visio permet d’avoir des accompagnants qui n’auraient pas pu venir autrement. Moi j’ai pu avoir mes trois grands-parents en même temps, j’ai eu mon coloc alors qu’il travaillait, j’ai eu aussi mon frère, mon cousin… C’est vrai que j’aurais aimé avoir ma grand-mère sur le plateau, surtout le jour de l’étoile, qu’elle puisse monter dans la voiture avec moi !

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