Anne Hidalgo interpellée : cette victime de l’explosion rue de Trévise émeut les internautes

Depuis son lit d’hôpital, où elle multiplie les opérations depuis 2019, Inès ne cesse d’adresser des messages à Anne Hidalgo afin que la justice soit enfin rendue aux nombreuses victimes de cette explosion. Un combat qui a bouleversé la Toile, comme le soulignent nos confrères du Parisien, ce lundi 27 septembre.

Twitter est devenu son porte-voix. Le 12 janvier 2019, Inès était l’une des nombreuses victimes de l’explosion au gaz survenue dans la rue de Trévise à Paris. Son pronostic vital étant en jeu, l’étudiante en droit était alors transférée en urgence par hélicoptère à l’hôpital Georges Pompidou. Dès lors, débute un long combat pour cette Parisienne, comme le décrivent nos confrères du Parisien, ce lundi 27 septembre. « Inès, bientôt 25 ans, a été opérée jeudi. Sa 41ème anesthésie générale. Sûrement pas la dernière. Le corps médical prévoit encore deux ans de soins pour la jeune femme. » Pourtant il en faudra plus pour décourager cette vraie combattante. Depuis sa chambre d’hôpital, Inès multiplie les tweets à l’attention de Anne Hidalgo. Trente-trois mois après cet accident qui a littéralement chamboulé sa vie, la jeune femme souhaite enfin obtenir une indemnisation de la part de la Ville et du Syndic, « toujours mis en examens » comme le précise le quotidien national. Ce vendredi 24 septembre, Inès s’est une nouvelle fois emparée de son compte personnel pour interpeller la Maire de Paris. « Bonjour @Anne_Hidalgo, c’est Inès pas besoin de me présenter vous savez qui je suis. Un avenir à tous nos enfants ? Je vous écris sur mon lit d’hôpital ou je viens de subir ma 41e opération. Pouvez-vous m’expliquer quel avenir j’ai ? Que me reste-t-il ? Quand allez-vous payer ? », publie-t-elle avec une certaine colère.

Une fois partagé sur le Toile, ce message n’a pas tardé à émouvoir un grand nombreux d’utilisateurs du célèbre réseau social. En seulement trois jours, cette énième publication a été retweetée près de 4.400 fois. Si pour l’heure la candidate PS aux prochaines élections présidentielles de 2022 ne s’est pas manifestée, les Internautes n’ont pas hésité à lui faire part de tout leur soutien. « Vous n’êtes plus seule Inès (…) des milliers de Parisiens et de Français sont dorénavant avec vous en soutien », « Que de courage et que de volonté, toutes mes pensées vous accompagnent », « Nous allons tous vous soutenir jusqu’à ce qu’Anne Hidalgo vous reçoive et s’occupe de votre dossier », peut-on lire dans la longue file de commentaires. Des témoignages de sympathie qui ne pourront que réchauffer le coeur de la jeune femme.

Bonjour @Anne_Hidalgo c'est Inès pas besoin de me présenter vous savez qui je suis. Un avenir à tous nos enfants ? Je vous écris sur mon lit d'hôpital ou je viens de subir ma 41e opération. Pouvez vous m'expliquer quel avenir j'ai ? Que me reste-t-il ? Quand allez vous payer ? https://t.co/vvYBjTQOYq

Une campagne présidentielle mise à mal

Le dossier de la rue de Trévise ne va pas arranger les affaires d’Anne Hidalgo. Officiellement entrée en campagne, la candidate PS ne semble pas remporter tous les suffrages auprès de ses partisans. Si son confrère socialiste Thierry Mando prédit une « campagne calamiteuse », dans les colonnes du magazine Society sorti le jeudi 23 septembre, ses potentiels électeurs ne sont pas plus optimistes. Présents pour assister à la séance de dédicaces de son livre, Une femme française (Éd. de l’Observatoire), ses supporters n’ont pas hésité à partager leurs craintes concernant la suite des événements. C’est le cas de Véronique, 62 ans, qui a déclaré au quotidien : « Les critiques vont être féroces : elle va s’en prendre plein la figure. »

Un peu plus loin, Majid, qui se considère politiquement « orphelin », s’est montré encore plus sévère avec la candidate à la présidentielle 2022, estimant que cette dernière n’avait « pas la carrure » pour remplacer Emmanuel Macron. Nos confrères ont également recueilli la réaction d’Andrea, 79 ans, qui s’est attaqué à son bilan dans la capitale, comme l’a récemment fait sa rivale Rachida Dati : « Son bilan n’est pas terrible à Paris : la ville est de plus en plus sale. » Sous le feu des critiques, l’actuelle locataire de l’Hôtel de Ville a encore plus de six mois pour faire changer la donne.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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