Amélie Nothomb : “Mon enterrement sera une cérémonie formidable”

En privé.- Dans son nouveau roman, Premier sang, l’auteure fait revivre son père. Un hommage drôle et bouleversant. Confidences.

Madame Figaro. – Si vous deviez décrire Premier sang en trois phrases ?
Amélie Nothomb. – Trois mots : «Je deviens papa.»

Qu’aviez-vous en tête en l’écrivant ?
Rendre hommage à mon père.

Le principal trait de votre caractère ?
L’enthousiasme.

Celui dont vous êtes le moins fière ?
Je suis facilement agacée.

Celui que vous détestez chez les autres ?
La vulgarité.

Votre truc antistress ?
Boire du champagne.

Votre geste écolo ?
Ne boire que du champagne.

Votre devise ?
«Soyez économe de votre mépris, il y a beaucoup de nécessiteux.» (Chateaubriand)

Un adjectif qui vous convient ?
Fiable.

Sur une île déserte, qu’emporteriez-vous ?
Tout Proust.

Les trois basiques de votre dressing ?
Une redingote noire, une jupe noire, des Dr. Martens noires.

Le casting d’un dîner idéal chez vous ?
Björk, Jodie Foster, Stéphanie Hochet !

Le cadeau que vous offrez souvent ?
Éloge de l’ombre, de Junichirô Tanizaki. Ce très beau livre m’a fait comprendre pourquoi le Japon est mon pays préféré.

Une musique dans votre vie ?
L’album Lateralus, de Tool. La chanson éponyme passera à mon enterrement. Ce sera une cérémonie formidable.

Le livre qui vous accompagne ?
La Princesse de Clèves, de Madame de La Fayette. Cocteau qualifiait ce roman d’«orgie de pureté». On n’a rien écrit de plus brûlant.

Une rencontre qui vous a marquée ?
Richard Geoffroy, chef de cave chez Dom Pérignon. Ce génie du champagne me fascine. Je l’écouterais pendant des heures.

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Un héros d’enfance ?
Tintin.

Votre luxe ?
Autant de chauffage que je veux.

Une mode qui vous agace ?
Le yuzu dans tout.

Votre série préférée ?
The Crown. Olivia Colman en Elizabeth II : le meilleur casting de tous les temps.

Une appli indispensable ?
Je ne sais pas ce que c’est. (Amélie Nothomb n’a pas de portable, NDLR.)

Une ville qui vous ressemble ?
Prague. J’y ai passé mon été 1996. C’est un grand souvenir. J’aimerais ressembler à cette ville.

Votre madeleine de Proust ?
L’odeur du parquet ciré, elle régnait dans une maison très belle où j’ai beaucoup souffert.

Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas été écrivain ?
J’aurais mal tourné.

Premier sang, d’Amélie Nothomb, Éditions Albin Michel, 182 pages, 17,90 €.

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