Acteurs X mis en examen pour viols : les témoignages glaçants de femmes sur les coulisses du porno

Elles révèlent l’impensable. Dimanche 31 octobre 2021, Le Parisien publie les témoignages des victimes d’acteurs de films pornographiques amateurs, accusés de viols. Les scènes décrites font froid dans le dos.

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Leurs révélations sont glaçantes. Depuis de nombreux mois, la justice française enquête sur des viols présumés, organisés lors de tournages de films pornographiques amateurs, dans lesquels des femmes auraient été forcées à avoir des rapports sexuels avec de nombreux hommes. Selon un article publié par Le Parisien dimanche 31 octobre 2021, les enquêteurs ont pu entendre le témoignage d’une trentaine de jeunes femmes, victimes de ces acteurs. Elles évoquent notamment les coulisses des tournages de films X : « La soumission chimique par l’alcool et la drogue, les pratiques sexuelles violentes imposées et la pression économique sur des femmes précaires », peut-on lire dans l’article. Une femme entendue le 11 octobre explique le chantage dont elle a été victime : « Soit je dis non, et je prends le risque d’être séquestrée dans un appartement et personne ne sait où je suis ; soit je le fais, je pars et personne ne saura ce qu’il s’est passé. »

Une victime : « J’ai pleuré sur la dernière scène avec tous les mecs. Ça les a amusés »

Ces expériences traumatisantes, elles ont été nombreuses à les évoquer auprès des enquêteurs. « De toute façon, j’étais leur objet… Ils me retournaient… Je n’avais rien accepté de tout ça. (…) J’ai pleuré sur la dernière scène avec tous les mecs. Ça les a amusés. Au moment où ils m’ont fait des fellations forcées, j’ai essayé de les repousser mais c’était impossible. (…) Je me suis sentie utilisée, violée. J’avais envie de mourir. Ce qui m’a été imposé, ce sont les scènes, parce que six hommes ce n’était pas prévu… », se rappelle l’une d’entre elles. Les femmes accusent les acteurs pornographiques du producteur Pascal OP d’avoir profité de leur pauvreté et de leur vulnérabilité. D’ailleurs, le producteur aurait été présent lors de toutes les scènes sordides. « Bien qu’il y ait la notion de consentement que j’ai bien compris, dans ces moments-là, moi je ne savais pas, je ne pensais pas que je commettais un crime », confie l’un des accusés, Eddie âgé de 44 ans, éducateur d’une association de lutte contre l’exclusion. Depuis cette affaire, les sites Jacquie et Michel et la maison Dorcel ont annoncé réfléchir à des chartes éthiques et déontologiques afin de s’assurer du consentement des actrices. À l’heure actuelle, Le Parisien affirme que huit personnes ont été mises en examen.

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